Des choses que l’on ne voit pas. Ou des choses que l’on ne voit plus. Des choses que l’on n’entend pas ou plus. Des petites choses, des arbres, des animaux, de la tristesse. Des petits miracles.
Dire la Ville a déjà connu plusieurs phases et métamorphoses. Depuis 3 ans il a pris la forme d’ateliers avec des jeunes, de parade aux Grottes en plein hiver et de fête à l’Alhambra avec la FanfareduLoup pour annoncer le printemps. Cette dernière étape vous attend!
Avec la troupe de l’atelier 1 du Théâtre Spirale, dirigé par Michele Millner.
Un poème contemporain sur la migration, la mémoire et l’extraction minière
Atacama est un voyage. Un voyage dans la mémoire, qui commence en Angleterre, part au Chili, passe par l’Australie avant d’atterrir à Genève.
En utilisant les mémoires d’un père comme point de départ, on s’interroge sur la mémoire individuelle et collective. La mémoire d’un pays natal, le Chili, mais aussi la réécriture continuelle que nous faisons de notre propre histoire. Et s’ajoute les questions sur la langue. Dans combien de langues est-ce que l’on vit? Que traduire, et comment?
À travers l’intimité que propose une scène de théâtre, on peut, peut-être, réfléchir aux relations entre les générations d’une famille, entre soi-même et sa mémoire, entre notre désir d’être «proches» les un·es des autres et les précipices qui nous séparent.
Avec Atacama, la petite histoire rejoint la grande histoire. Ce voyage très personnel ouvre aussi sur les questions de migration, d’identité et de colonialisme. Réaliser comment les rapports de domination structurent toujours nos relations, nos imaginaires, nos modes de pensée et d’agir.
On va parler aussi de territoire, de distance, d’exil, d’amitiés. C’est une histoire de couches. De sédiments. De sable. D’extraction minière. De vent. De culs-de-sac. De déviations. D’autoroutes. De pistes. De lacs. De mer. Tout cela en musique, en images et en poésie. À partir de mémoires d’un père. Avec un whisky à la main. À partir de correspondances entre Meret et Michele. À travers des décalages horaires, café et sopaipillas. Par Whatsapp. Par zoom. Par ronds de fumée imaginaires.
Des voix. Des voix qui chantent, qui disent, qui raclent, qui rient, qui pleurent. Tisser. Ces voix. Les broder. Tirer un fil. Puis un autre. Les entrelacer. Les emmêler. Les perdre. Les retrouver.
AUTOUR DU SPECTACLE
La Parfumerie se transforme en un lieu de célébration de la musique et de la terre. La fête invite à la gratitude pour la richesse que nous offre la Pachamama, et à l’importance du partage. Ce sera aussi le moment de s’interroger sur les thèmes soulevés par le spectacle.
Dimanche 27 octobre à 11h (prix libre, au chapeau) Ch’alla par le Collectif éCRIs Rebelde Carla Claros Rollano, Ivonne Gonzalez, Valeska Romero Curiqueo présentent La ch’alla, création participative d’un rituel ancestral de l’Abya Yala
Dimanche 3 novembre à 18h30 (gratuit) Bord de scène – présentation et discussion Un échange sur l’extractivisme avec des activistes pour la justice climatique.
Ainsi que les concerts au Grand Café de la Parfumerie (prix libre, au chapeau)
Vendredi 25 octobre à 21h30 Grupo Atacama, jazz du désert Avec l’orchestre du spectacle Yves Cerf, Sylvain Fournier, Raimundo Santander et Mael Godinat
Samedi 26 octobre à 21h30 Peña Albatros Nous avons le plaisir d’accueillir cette fameuse peña de la genève latino-américaine initiée par Sergio Valdeos et Rodrigo Diaz Pino à la librairie Albatros
Jeudi 31 octobre à 21h30 Bajo y Quena – Horacio Fumero et Yves Cerf + invités·es Cela fait 50 ans que Horacio et Yves partagent amitié et musique, complices dans les graves et les aigus avec cordes et souffle, bois et bambou.
Vendredi 1 novembre à 21h30 Las Simples Cosas Avec Meret Mohr Millner, Alejo de los Reyes et invité·es
Samedi 2 novembre à 21h30 Raimundo Santander et invité·es
Vendredi 8 novembre à 21h30 Vocal Cheese Avec Vicky Papailiou et Meret Mohr Millner
Samedi 9 novembre à 21h30 Les Alpes et les Andes Venez faire la fête avec l’Orchestre Alpestre et l’équipe du spectacle!
EXPOSITION
Durant toute la période, exposition de photographies et d’illustrations Le photographe Riccardo Willig, un ami, était du voyage au Chili en 2019 lorsque nous avons initié ce projet théâtral. Son regard, son respect et son point de vue éclairent profondément et autrement la création. Un témoin mais aussi un révélateur. L’illustratrice Sol Diaz collabore au projet. Dans ses livres, elle transforme ses préoccupations personnelles en personnages et invente avec beaucoup d’humour des histoires qui parlent d’identité, de différence, et qui questionnent le monde qui l’entoure.
POUR LES ECOLES, ATELIERS ET DOSSIER PEDAGOGIQUE
Des ateliers sont prévus dans des classes de secondaire I et II à Genève, autour de la mémoire et de la migration.
Vous pouvez aussi venir avec votre classe un soir de spectacle: contactez-nous!
Vous trouvez ici le dossier pédagogique préparé par Eliam Cerf avec de nombreuses suggestions d’activités à faire en classe.
Le Théâtre Spirale bénéficie d’une convention de subventionnement quadriennale avec la Ville de Genève. Le projet ATACAMA bénéficie également du soutien de l’Etat de Genève, de la Loterie Romande, de la Fondation Alfred et Eugénie Baur, de la Fondation Leenaards et d’une Fondation privée.
« Merci pour Atacama, un nouveau triomphe de la maison Millner qui défie les genres. (…) Lorsque le colonialisme et le capitalisme ont fait leur bonhomme de chemin par le monde, la famille (la famille européenne, bien sûr) a été considérée comme leur véhicule parfait. (…) Dans votre spectacle, vous avez dirigé vos mots, vos corps et vos voix de manière à maintenir une posture éthique. Je pense que la manière dont vous y êtes parvenu réside dans la fusion particulière du privé et du public, du familial et du politique. (….) La destruction et le réconfort peuvent-ils exister en parallèle? Oui, certainement. Le réconfort excuse-t-il la destruction? Non, jamais. C’est une danse étrange (…) ». Version complète de la lettre ici. Erzsi Elizabeth Kukorelly, département d’anglais, Université de Genève
« Au fond, Atacama transcende la scène, nous invitant à parcourir les chemins du désert balayés par le vent et à ressentir les échos intemporels qui nous lient par-delà les océans et les générations. Il révèle comment la mémoire, le travail et l’amour convergent vers une terre qui captive et défie à la fois. À travers des images vivantes, une musique évocatrice et les souvenirs profondément personnels de la famille Millner, nous sommes témoins de la manière dont l’appartenance et le mouvement se remodèlent continuellement l’un l’autre. Et dans ces contradictions intimes – entre passé et présent, douleur et espoir, exclusion et privilège, frontières et mobilité – de nouvelles formes d’appartenance peuvent tranquillement prendre racine dans les endroits les plus inattendus. ». Version complète de son témoignage ici. Graziella Moraes Dias da Silva, codirectrice du Centre Albert Hirschman pour la démocratie (IHEID), Genève
« Bravooo Atacama, c’était un vrai voyage intérieur en puissance et en douceur à la fois! Et quel magnifique travail d’écriture! » Sara Kasme, responsable du Pôle migration, intégration, et citoyenneté à F-information
« Eminemment politique, éminemment actuelle, c’est une histoire de l’impérialisme capitaliste et des ravages extractivistes qui lui sont consubstantiels (y compris au nom de la transition énergétique), mais une histoire qui vit, car totalement incarnée dans celle d’une famille et d’un lieu. Que cette histoire familiale soit en réalité celle des comédiens lui donne encore une autre dimension très particulière. Et c’est aussi du très bel art, mêlant plusieurs disciplines: une corde tressant savamment de merveilleuses musiques, performances et trouvailles scéniques. (…) Nourrir à la fois la tête et les sens et le cœur, c’est du grand art. » Olivier de Marcellus, Collectif BreakFree
« Je me permets de vous conseiller ce spectacle. J’ai emmené une classe de première hier et j’y retourne avec une autre jeudi: c’est vraiment très bien, aussi pour des ados/jeunes si jamais: il y a de la musique, de la poésie, du mouvement, une magnifique mise en scène, et des sujets actuels: la migration, la pollution des sols, l’identité familiale, la mémoire, le mélange des langues espagnol-anglais-français (avec des surtitres). C’est une mère et son fils sur scène qui racontent l’histoire de leur famille entre l’Angleterre, le Chili, l’Australie et la Suisse (mais surtout au Chili), avec des musiciens sur scène aussi. On ne s’ennuie pas! » Une enseignantedu secondaire II
« Parler de soi pour parler du monde, ou parler du monde pour parler de soi? La famille de hier, ou Atacama d’aujourd’hui? Entre mémoire et post-mémoire, le théâtre serait-il une œuvre de post-post-mémoire, par le choix qu’il fait de ce qu’il veut transmettre aux spectateurs? » Chiara Curonici, psychologue
« Pour moi ça a été une expérience très enrichissante, de pouvoir voir mes dessins sous plusieurs formats et en dialogue avec la musique et avec les comédien·nes. C’est un honneur et un vrai plaisir de voir comment différentes langues jouent et se mélangent au service d’une histoire. J’ai également beaucoup aimé faire partie d’une équipe diversifiée et créative, où chacun·e, de par son rôle, contribue à faire d’ATACAMA une histoire magique, passionnante et qui, je l’espère, plaira à beaucoup de gens. » Sol Diaz, illustratrice
« La création d’Atacama a été une source d’apprentissage jour après jour. Je pense que le public appréciera ce spectacle unique en son genre, passionnant et traitant de questions qui nous touchent touxtes. » Raimundo Santander, musicien
« Je vous remercie pour votre magnifique spectacle. J’ai bien aimé votre travail et c’était intéressant, j’ai pu apprendre quelques trucs sur votre histoire et pour moi c’était quelque chose de nouveau car je ne savais pas beaucoup de choses sur votre pays. » « J’ai bien aimé ce théâtre, ça m’a touché beaucoup parce que cette théâtre a raconté la migration et personnellement j’ai quitté mon pays et avec ce théâtre je me suis souvenu de beaucoup de choses. » Deux élèves d’une classe d’ACCES II
De Mia Couto. Mise en scène Patrick Mohr. Une création du Théâtre Spirale. En tournée en Suisse et en France du 18 septembre au 22 octobre 2023
Murer la peur est un spectacle total, mêlant théâtre, danse et musique. C’est un cri de révolte poétique et engagé qui vient du fond du coeur afin de nous indigner face à l’état du monde et jeter des ponts entre les cultures. Un coup de butoir plein de vitalité et d’humour.
EN TOURNÉE EN SUISSE ET EN FRANCE DU 18 SEPTEMBRE AU 25 OCTOBRE 2023. SEPTEMBRE 2023 À Genève, au Théâtre de la Parfumerie. Première le lundi 18 à 20h. À Lausanne, au Centre Culturel des Terreaux. Le jeudi 21 à 19h et le vendredi 22 à 20h, suivi d’un concert au chapeau à 21h45. À Fribourg, au Théâtre Équilibre. Le mardi 26 à 20h. À Limoges (France), à l’Opéra de Limoges, dans le cadre du Festival Les Zébrures d’automne, les Francophonies des écritures à la scène. Le vendredi 29 à 19h et le samedi 30 à 20h30, suivi du concert de clôture du festival à 22h. OCTOBRE 2023 Retour à Genève, au Théâtre de la Parfumerie. Du mercredi 4 au dimanche 22 octobre. Du mardi au samedi à 20h, les dimanches à 18h. Concerts les samedis 7 et 14 à 21h 30. À Neuchâtel, au Théâtre du Passage. Le mardi 24 octobre à 20h.
OEUVRE «Lorsque j’ai quitté ma maison natale, une main invisible m’ôtait le courage de vivre et l’audace d’être moi-même. À l’horizon il y avait davantage de murs que de routes. Pourtant j’entrevoyais déjà une autre vérité : il existe en ce monde plus de peur des mauvaises choses que de mauvaises choses à proprement parler. Pour fabriquer des armes, il faut fabriquer des ennemis. Pour produire des ennemis, il est impérieux d’alimenter les peurs. La peur des autres. Il y a des murs qui séparent des nations, des murs qui divisent les riches et les pauvres. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de murs qui séparent ceux qui ont peur de ceux qui n’ont pas peur. Ceux qui travaillent, on peur de perdre leur travail. Ceux qui ne travaillent pas, ont peur de ne jamais trouver de travail. Qui n’a peur de la faim, a peur de la nourriture. Les civils ont peur des militaires, les militaires ont peur du manque d’armes, les armes ont peur du manque de guerres. Et si ça se trouve, il y en a qui ont peur que la peur prenne fin.» Mia Couto
Après «Chaque Homme est une race», «Les Larmes des hommes», «Eldorado» et «La Traversée» le Théâtre Spirale, cette étonnante compagnie multiculturelle et pluridisciplinaire, revient en force avec «Murer la peur», un texte du grand auteur Mozambicain Mia Couto écrit à l’occasion d’une conférence internationale sur le désarmement à Lisbonne en 2011. C’est ce texte, fort, lucide et plus que jamais d’actualité qui sert de base à notre nouvelle création. Ce spectacle hors norme est le fruit d’un travail de recherche de plus de cinq ans. Il rassemble huit comédiennes et 5 musiciens sur le plateau, qui explorent les différents contours du sentiment de peur et de son usage politique ou médiatique dans nos sociétés contemporaines.
LE PONT «Murer La peur» est un spectacle dans lequel sont impliqués 9 artistes qui ont suivit les 3 années de formation du Pont, un projet éducatif, social et culturel de création et de développement par le théâtre qui existe depuis 2014 au Sénégal. Le Pont est basé au Centre Culturel Régional de Thiès, et est géré en partenariat par le Théâtre Spirale, l’ARCOTS de Thiès, et le Centre Culturel Régional de Thiès. Ce projet au long cours est soutenu par la Délégation Genève Ville Solidaire et par le Service de la Solidarité Internationale du Canton de Genève. Le Pont a aussi bénéficié du soutien ponctuel de la Ville de Meyrin, de la commune du Grand-Saconnex, de Lancy, de Perly-Certoux, de Bernex, d’Onex, de Pregny-Chambesy et de Plan-les-Ouates. Ce grand spectacle en tournée internationale nous permet de mettre en valeur la qualité des artistes du Pont et la vitalité de la culture Sénégalaise. La distribution est enrichie par la participation d’artistes Suisses, Français, Italiens, Cubains, Burkinabés, Sud-africains et Maliens. Depuis sa création le Théâtre Spirale tisse des liens précieux et durables avec des artistes de tous horizons et en particulier avec l’Afrique. Cette nouvelle création est l’occasion de raffermir ces liens en rassemblants nos forces.
«J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre. Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaîne; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.» Nelson Mandela
Mise en scène, écriture, scénographie et conception: Patrick Mohr
Texte: Mia Couto (En accord avec l’agence littéraire Mertin Inh. Nicole Witt. Francfort sur Main. Traduction Elisabeth Monteiro Rodrigues.)
Comédiennes, musiciennes et danseuses: Ami Badji, Mame Diarra, Gnagna N’diaye, Cathy Sarr, Aissatou Syla, Maimouna Doumbia, Amanda Cepero et Lou Golaz. Musiciens-comédiens-compositeurs: Khalifa Mbaye, Papis Diabaté, Adama Diop, Fallou Diop, et Dramane Dembelé. Assistant à la mise en scène: Alassane Gueye Lumières: Francesco Dell’elba Son: Mathilde Tirard Costumes: Ousmane Sy et Marion Schmid Chorégraphie: Diwele Lubi et Aïssatou Syla. Administration: Vincent Jacquemet Graphisme: Helder Da Silva
Autour d’Eudoxie Blanc, Jean-Marc Jacquier et John Berger
Une création du Choeur Ouvert, en coproduction avec le Théâtre Spirale
Le choix du nouveau spectacle du Choeur Ouvert est dû à la rencontre déterminante avec Jean-Marc Jacquier – musicien et collecteur de musiques des Alpes.
Il y a quelques années autour d’un bon repas, nous rêvions ensemble du prochain projet du Chœur Ouvert. Entre-temps Jean-Marc nous a quittés, il nous laisse orphelin·es de ces aventures rêvées. Le temps est venu de reprendre le fil, de faire vivre ce projet en hommage à ce bienveillant ogre des Alpes qui nous a fait découvrir tant de merveilles!
Le Chœur Ouvert développe depuis 25 ans un travail musical, choral, gestuel et théâtral qui en fait une formation très originale. Après l’immersion dans les musiques de Sicile, du monde yiddish, de l’Irlande et du Chili, ce sont les Alpes, au pied desquelles nous vivons, qui sont cette fois au centre de notre travail.
AUTOUR DU SPECTACLE
Mercredi 16 août à 21h15 au Festival Etetrad à Fénis (Vallée d’Aoste) – voir lien sur les photos plus bas
Vendredi 8 septembre à 20h pour Notes Alpines à Habère-Poche (Haute-Savoie)
Dimanche 17 septembre 19h30 à la Parfumerie (Genève) Peña-Concert dans le cadre du projet Chili-Genève 1973-2023 pour marquer les 50 ans du coup d’État au Chili
Vendredi 22 septembre à 22h et dimanche 24 en brunch à 11h à la Parfumerie (Genève) Concerts de Vocal Cheese, Meret Mohr et Vicky Papailiou
CONCERT SPECTACLE Théâtre de la Parfumerie Du 14 au 17 et du 21 au24 septembre 2023 Le jeudi, vendredi et samedi à 20h Le dimanche à 17h réservations: +41 22 342 21 21 // reservation.parfumerie@gmail.com
Arrangements et compositions Yves Cerf, Mael Godinat et Sylvain Fournier
Chant Meret Mohr, Sara Kasme, Maya Beerli et Noé Forissier
Piano Mael Godinat
Batterie et percussions Sylvain Fournier
Flûtes et saxophones Yves Cerf
Accordéon, cornemuses, flûtes et voix Vincent Boniface
Violon, voix Rémi Boniface
Technique et éclairages Jules Bovard et Meret Mohr
Administration Souad von Allmen
Les choristes du Choeur Ouvert Annick Dupont, Christine Meyerhans, Corinne Vidon, Denise Gautier, Derik Schupbach, Gladys Chervaz, Ingrid Selleger, Iris Tavelli, Isabelle Guye, Isabelle Hochstrasser, Janine Moser, Joanna Delabays, Juliette Berlamon, Lucie Wildi, Martine Cobos, Matteo Mota, Sara Kasme, Souad von Allmen, Walter Wildi
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