Qu’est-ce que Lady Macbeth, Groucha du Cercle de craie caucasien et Nina de La mouette ont en commun? Trois hommes les ont «inventées»: Shakespeare, Brecht et Tchekhov. On va dialoguer avec ces trois femmes et leurs entourages pour voir ce qu’elles ont à nous dire.

À l’heure où les féministes descendent dans la rue pour dénoncer la dimension systémique des violences sexistes, l’atelier interroge Shakespeare, Tchekhov et Brecht sur la nature de la violence féminine. À partir de MacbethLa Mouetteet Le Cercle de craie caucasien, mais aussi et surtout à partir des textes des participantexs de l’atelier, on va se confronter à ces dilemmes, ces sujets aussi inconfortables que révélateurs. En empoignant cette exploration, nous allons créer un objet théâtral protéiforme et inattendu. 

Pourquoi parler de violences féminines? 

Il semblerait que c’est plus facile d’imaginer une femme morte qu’une femme qui tue. Femmes et meurtrières sont apparemment de véritables antonymes, des mots qui, associés, deviennent inaudibles, inimaginables, au point de provoquer des incompréhensions curieuses et les fantasmes les plus terrifiants: l’apparition de sorcières, de Médées, de vampires, de «femmes fatales».

Que faire de Lady Macbeth, cette femme qui semble consumée par son ambition au point de demander aux esprits:

« Oh Noire Déesse sanguinaire
Je t’invoque!
Reine de maléfices!
Désexe moi!
Gorge-moi de la plus féroce cruauté!
Extirpe de mon être remords et pitié!
Que mon sang se glace! »

Que faire aussi de ces violences plus «banales»? Que faire de l’impossibilité d’Arkadina à aimer son fils? A aimer qui que ce soit d’autre qu’elle-même? De son avarice? Et de son talent? Que faire des auto-violences de Nina, de Macha et de Paulina? De la «bonté» de Groucha et de la «méchanceté» de la femme du gouverneur? Que faire de ces regards masculins sur les personnages féminins de ces classiques de notre culture occidentale?

Et l’amour là dedans?

Trois auteurs, trois hommes, à trois époques différentes, ont écrit ces personnages. Comment les lire et les comprendre dans notre contexte contemporain? Comment redonner une part d’agentivité aux personnages féminins malgré le male gaze.

Que faire de notre propre violence? De la violence de nos proches? De la violence qui parfois s’appelle amour? Comment vivre avec les contradictions et les cafouillages, les désordres, les désaccords, les dissonances, mais aussi nos désirs de douceur et de tendresse? Comment vivre avec le «trouble»?

«Trouble» est un mot intéressant. Il dérive d’un verbe français du XIIIe siècle signifiant «remuer», «troubler», «perturber». Nous – toutes et tous sur Terre – vivons une époque troublée, confuse, angoissante et turbulente.

La tâche consiste à devenir capables de réagir, les un·es avec les autres, dans toute notre diversité et notre créativité.. Les temps confus regorgent à la fois de douleur et de joie, de deuils et de opportunités. Nous devons tisser des liens dans des lignes de connexion inventives, comme une pratique dans ce présent dense pour apprendre à bien vivre, à bien aimer et à bien mourir. Nous avons aussi à semer le trouble, à susciter une réponse puissante aux événements dévastateurs, ainsi qu’à apaiser les eaux troubles pour reconstruire des lieux de calme.

C’est l’objet de cette création: un laboratoire décolonial, antipatriarcal et radical.

PLUS SUR LA PAGE DE CREATION DEDIEE

Du 23 au 28 juin 2026
Du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 17h
Théâtre de la Parfumerie
7, chemin de la Gravière
1227 Les Acacias

Réservations sur le site de la Parfumerie

Mise en scène et dramaturgie
Michele Millner, à partir d’une écriture collective autour d’une relecture et traduction des textes classiques par les participant·es à l’Atelier 1 du Théâtre Spirale

Collaboration artistique
Marie Bondolfi

Composition et musique
Mael Godinat et Yves Cerf

Comédien·nes de l’atelier
Éteocle Alric, Karine Deluz, Loïc Morard, Marie Bondolfi, Marin Berlamonti, Marina Cortesao, Maya Beerli, Thomas Viatte, Natalia Vonlanthen

Travail corporel
Jeanne Pasquier

Travail vocal
Amanda Cepero

Costumes
Julie Delieutraz avec le collectif

Technique
Jules Bovard

Administration et communication
Souad von Allmen

Responsable technique de la Parfumerie
Rémi Scotto di Carlo

Responsable Grand Café de la Parfumerie
Jeremy Verlooven

Qu’est-ce que Lady Macbeth, Groucha du Cercle de craie caucasien et Nina de La mouette ont en commun? Trois hommes les ont «inventées»: Shakespeare, Brecht et Tchekhov. On va dialoguer avec ces trois femmes et leurs entourages pour voir ce qu’elles ont à nous dire.

À l’heure où les féministes descendent dans la rue pour dénoncer la dimension systémique des violences sexistes, l’atelier interroge Shakespeare, Tchekhov et Brecht sur la nature de la violence féminine. À partir de MacbethLa Mouetteet Le Cercle de craie caucasien, mais aussi et surtout à partir des textes des participantexs de l’atelier, on va se confronter à ces dilemmes, ces sujets aussi inconfortables que révélateurs. En empoignant cette exploration, nous allons créer un objet théâtral protéiforme et inattendu. 

Pourquoi parler de violences féminines? 

Il semblerait que c’est plus facile d’imaginer une femme morte qu’une femme qui tue. Femmes et meurtrières sont apparemment de véritables antonymes, des mots qui, associés, deviennent inaudibles, inimaginables, au point de provoquer des incompréhensions curieuses et les fantasmes les plus terrifiants: l’apparition de sorcières, de Médées, de vampires, de «femmes fatales».

Que faire de Lady Macbeth, cette femme qui semble consumée par son ambition au point de demander aux esprits:

« Oh Noire Déesse sanguinaire
Je t’invoque!
Reine de maléfices!
Désexe moi!
Gorge-moi de la plus féroce cruauté!
Extirpe de mon être remords et pitié!
Que mon sang se glace! »

Que faire aussi de ces violences plus «banales»? Que faire de l’impossibilité d’Arkadina à aimer son fils? A aimer qui que ce soit d’autre qu’elle-même? De son avarice? Et de son talent? Que faire des auto-violences de Nina, de Macha et de Paulina? De la «bonté» de Groucha et de la «méchanceté» de la femme du gouverneur? Que faire de ces regards masculins sur les personnages féminins de ces classiques de notre culture occidentale?

Et l’amour là dedans?

Trois auteurs, trois hommes, à trois époques différentes, ont écrit ces personnages. Comment les lire et les comprendre dans notre contexte contemporain? Comment redonner une part d’agentivité aux personnages féminins malgré le male gaze.

Que faire de notre propre violence? De la violence de nos proches? De la violence qui parfois s’appelle amour? Comment vivre avec les contradictions et les cafouillages, les désordres, les désaccords, les dissonances, mais aussi nos désirs de douceur et de tendresse? Comment vivre avec le «trouble»?

«Trouble» est un mot intéressant. Il dérive d’un verbe français du XIIIe siècle signifiant «remuer», «troubler», «perturber». Nous – toutes et tous sur Terre – vivons une époque troublée, confuse, angoissante et turbulente.

La tâche consiste à devenir capables de réagir, les un·es avec les autres, dans toute notre diversité et notre créativité.. Les temps confus regorgent à la fois de douleur et de joie, de deuils et de opportunités. Nous devons tisser des liens dans des lignes de connexion inventives, comme une pratique dans ce présent dense pour apprendre à bien vivre, à bien aimer et à bien mourir. Nous avons aussi à semer le trouble, à susciter une réponse puissante aux événements dévastateurs, ainsi qu’à apaiser les eaux troubles pour reconstruire des lieux de calme.

C’est l’objet de cette création: un laboratoire décolonial, antipatriarcal et radical.

SUPPORTS PROMOTIONNELS

Le flyer complet en PDF ici

GALERIE PHOTOS

Filage juin 2026, photos André Cordeli

Répétition février 2026, photos Souad von Allmen Portraits des comédien·nes, musiciens et directrice, photos Yves Cerf

Du 23 au 28 juin 2026
Du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 17h
Théâtre de la Parfumerie
7, chemin de la Gravière
1227 Les Acacias

Réservations sur le site de la Parfumerie
TW: mention de violences sexistes et sexuelles

Mise en scène et dramaturgie
Michele Millner, à partir d’une écriture collective autour d’une relecture et traduction des textes classiques par les participant·es à l’Atelier 1 du Théâtre Spirale

Collaboration artistique
Marie Bondolfi

Composition et musique
Mael Godinat et Yves Cerf

Chanson de la Mouette
Sylvain Fournier

Comédien·nes de l’atelier
Éteocle Alric, Karine Deluz, Loïc Morard, Marie Bondolfi, Marin Berlamonti, Marina Cortesao, Maya Beerli, Thomas Viatte, Natalia Vonlanthen

Travail corporel
Jeanne Pasquier

Travail dramaturgique
Zoé Sjollema

Costumes
Julie Delieutraz avec le collectif

Technique
Jules Bovard

Photographies professionnelles
André Cordeli

Administration et communication
Souad von Allmen

Photo visuel
Aurélien Gattegno

Responsable technique de la Parfumerie
Rémi Scotto di Carlo

Responsable Grand Café de la Parfumerie
Jeremy Verlooven

Billetterie de la Parfumerie
Selam Tesfu

Un poème théâtral, musical et en images autour de la migration et de la Méditerranée. Une ode à la poésie et à l’humanité.

Poésidonia est un projet d’écriture, un projet de compositions musicales, d’expression visuelle et un projet de médiation culturelle. En collaboration avec le Chœur Ouvert et l’agence Interfoto.

Comme les herbiers de posidonie, ces forêts sous-marines de Méditerranée, la poésie et la musique tapissent de beauté nos vies. Nous devons les choyer, nous devons préserver leur beauté et leur délicate existences.

Dans ce spectacle nous allons chanter haut et fort, mais aussi délicatement et pianissimo, en harmonie et à l’unisson, les poèmes, les histoires et les vies que nous avons croisées parfois par hasard dans cet élan de partage et de solidarité qui nourrit notre travail.

Nous avons besoin d’épopées contemporaines, d’aller (ac)cueillir la poésie et les histoires dans les vies, les bouches, les peurs, les joies, les rêves et la colère des gens.
Je ne sais pas si la poésie peut «sauver le monde».
Mais je sais que la poésie peut aider à continuer à vivre dans ce monde. Infini de l’imaginaire, la poésie est comment je tends ma main vers l’autre. A travers elle nous pouvons, peut-être, toucher doucement à une identité humaine multiple, contradictoire, complexe, à l’image de toute vie humaine.

Sur scène seront présent·es quarante comédien·nes-chanteur·euses-musicien·nes en un émouvant chœur/orchestre populaire pour lire, dire, chanter, seul·es ou en chœur.
« Une façon de chanter ensemble, une façon de faire communauté, de se réunir, de pouvoir dire nos espoirs, nos rêves, nos vies et aussi notre impuissance et notre incompréhension. Il nous faudra tout notre cœur/chœur, il nous faudra tout notre souffle. »

Le Rhône relie Genève à la mer Méditerranée. Un lien physique, symbolique, ombilical et existentiel. Il permet, dès la préhistoire, la circulation des populations, des marchandises… et plus récemment des pollutions. Genève est également irriguée et arrosée par la sueur et le sang, les rires, les larmes, les idées, les rêves et les chants de personnes qui sont venues de la Méditerranée et qui ont en grande partie bâti la ville. Leur contribution importante est pourtant peu connue, peu valorisée, voire effacée.

Avec Poésidonia, nous allons rendre hommage à la diversité des parcours qui conforment notre mémoire locale, et restituer leur place à celleux que l’Histoire laisse souvent du côté. Nous allons accueillir des voix, des images et des narratifs pour lutter contre les stéréotypes distinguant le «nous» des «autres» et ainsi promouvoir une culture «polyphonique».

AUTOUR DU SPECTACLE

Des concerts et peña sont prévus au Théâtre de la Parfumerie, plus d’information à venir.

EXPOSITION

Durant toute la période, exposition de photographies et d’illustrations
Le photographe et ami Riccardo Willig nous accompagne depuis plus de vingt ans par son regard, sa précision, son respect et sa bienveillance. A la fois témoin mais aussi révélateur. Nous allons plonger dans ses archives de voyages autour de la Méditerranée.
L’illustratrice chilienne Sol Diaz avait collaboré au spectacle Atacama (2024 et 2026). et à Plongées en profondeurs (2025). C’est l’une des autrices les plus marquantes de la nouvelle génération des dessinatrices sud-américaines. De nouveaux dessins nous accompagneront sur scène comme de fugaces étendards aquatiques et poétiques.

Le Théâtre Spirale bénéficie d’une convention de subventionnement quadriennale avec la Ville de Genève. Le projet POESIDONIA bénéficie également du soutien de l’Etat de Genève et autres fondations privées.

SUPPORTS PROMOTIONNELS

A venir

Du 3 au 22 novembre 2026
au Théâtre de la Parfumerie

mardi au samedi à 19h
dimanche à 17h
lundi relâche

Théâtre de la Parfumerie
7 chemin de la Gravière
1227 Les Acacias
www.laparfumerie.com

RESERVATIONS:
Dès septembre sur www.laparfumerie.ch/reservations/


Conception, mise en scène, chant, texte
Michele Millner

Conception, composition, chant, texte
Meret Mohr Millner

Conception, saxophones, quenas, composition
Yves Cerf

Piano, clarinette basse, composition
Mael Godinat

Batterie, percussions, composition
Sylvain Fournier

Saxophones, composition
Antonio Catalfamo

Violon
Fulvia Toricelli

Guitare
Sergio Valdeos

Contrebasse
Manuel Hagmann

Chant, texte
Amanda Cepero

Chant, texte
Noé Forissier

Chant, texte
Ana Mariel García León

Chant, texte
Sara Kasme

Chant, texte
Haydee

Le Choeur Ouvert
(liste des choristes à venir)

Les participant·es de l’atelier 1 du Théâtre Spirale
(liste à venir)

Photo et vidéo
Riccardo Willig

Création lumière et technique
Jules Bovard

Création son
Jean-Baptiste Bosshard

Costumes
Julie Delieutraz

Illustrations
Sol Diaz

Administration et communication
Souad von Allmen

Graphisme
Helder da Silva

Production
Théâtre Spirale

En partenariat avec:
Le Choeur Ouvert
L’agence Interfoto

Avec le soutien de:
Une fondation privée
Fondation Philanthropique Famille Sandoz



Plongées en profondeurs est un appel à la révolte. Le poème commence par des descriptions claires, précises et époustouflantes des baleines et de leurs comportements, avant d’explorer les désastres et scandales de leur chasse commerciale.

Ce poème est comme une eau profonde que nous explorons, tel un laboratoire sous-marin.

Nous nous posons des questions complexes autour du changement climatique, de la perte de la biodiversité, de l’espoir, du désespoir, de l’activisme, de l’impuissance, de la justice, de notre (ir)responsabilité ou pas, de comment vivre une vie éthique. Nous ne cherchons pas vraiment de réponses, mais plutôt une façon de faire face.

Nous essayons de mettre en corps et en parole le fait d’être des humain·es dans ce moment critique pour l’humanité, comme de ressentir et incarner le lien à d’autres êtres vivants.

Prenez votre cœur brisé et aboyez, écrivez, riez. Soyez artiste!

Nous allons célébrer et jouir de l’émerveillement, le «mer-éveillement», cet état qui nous transcende et qui nous envahit de joie chaque fois que nous voyons la mer, son immensité, son immuabilité, sa force… et ses créatures marines, vision souvent éphémère, fulgurante, délicate et également puissante.

Nous allons enfin rendre hommage à notre capacité de nous transformer, de nous métamorphoser, de nous déguiser, de nous retourner et nous chambouler, pour mieux nous comprendre mais aussi pour mieux être en lien avec toutes ces créatures autres qu’humaines.

Plongées en profondeurs est un projet d’écriture, de composition musicale et un spectacle sous forme de poème choral contemporain autour du corps, des êtres marins, de la dignité et du vivant.

Avec la troupe de l’atelier 1 du Théâtre Spirale, dirigé par Michele Millner.

PLUS SUR LA PAGE DE CREATION DEDIEE

Du 23 au 28 septembre 2025
Du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 17h
Théâtre de la Parfumerie – Grand Café
7, chemin de la Gravière
1227 Les Acacias

Réservations sur le site de la Parfumerie

Mise en scène et dramaturgie
Michele Millner, à partir d’une écriture collective des participant·es à l’Atelier 1 du Théâtre Spirale

Collaboration artistique
Meret Mohr Millner

Composition et musique
Mael Godinat et Yves Cerf

Comédien·nes de l’atelier
Charlotte Laurent, Éteocle Alric, Karine Deluz, Loïc Morard, Marie Bondolfi, Marin Berlamonti, Marina Cortesao, Maya Beerli, Natalia Vonlanthen, Pauline Basset, Rose Berthet, Sarah Bussy et Yannis Ziesche

Travail corporel
Jeanne Pasquier

Travail vocal
Amanda Cepero

Costumes
Le collectif

Technique
Jules Bovard

Soutien scénographique
Noé Forissier

Illustration
Sol Diaz

Administration et communication
Souad von Allmen

Responsable technique de la Parfumerie
Rémi Scotto di Carlo

Responsable Grand Café de la Parfumerie
Jeremy Verlooven